L'Institut Supérieur Technique de Boma est situé en République Démocratique du Congo, plus précisément dans la ville de Boma, dans la Province du Kongo Central. Créé en 1979, il a été agréé par le décret présidentiel n° 06/0106 du 12 juin 2006. Son promoteur est Monseigneur l'Évêque du Diocèse de Boma.
Bref Historique
Interpellé par le souci pastoral pour la promotion de la jeunesse et le développement de la population, Son Excellence Monseigneur MBADU KIKHELA KUPIKA, alors Évêque de Boma, décida la création, à Boma même, dès l'année académique 1979-1980, d'un Institut Supérieur Technique Diocésain, avec comme premier département, celui de Chimie et Industries Alimentaires (CIA), ce dernier confère son nom à l'Institut. L'acte de fondation date du 22 août 1979.
Le nombre d'étudiants de plus en plus décroissant en Chimie et Industries alimentaires posait d'énormes problèmes pour la survie de l'Institut, d'où la suggestion d'ouvrir l'industrie du poisson pour mieux exploiter le poisson de rivières, fleuve et océan, qui ne survivra malheureusement faute de candidats. D'autre part, les problèmes de la santé ont aussi particulièrement attiré l'attention de l'autorité, car les enseignements dispensés à l'ISTM Kinshasa devenaient de plus en plus onéreux pour les jeunes de l'intérieur qui ne trouvent pas toujours l'encadrement adéquat en ville. Toutes ces raisons ont poussé Monseigneur l'Évêque à ouvrir aussi, en 1992, le département de Techniques Médicales, option Sciences infirmières, Hospitalière. Par sa grande sollicitation, cette option devient le poumon de l'Institut capable de lui apporter une bonne dose d'oxygène.
En septembre 1993, l'institut décrocha son agrément provisoire par Arrêté Ministériel n° ESU/CABMIN/0374/93 du 28/09/1993. Cette reconnaissance par les instances officielles du pays donne une garantie de plus en plus certaine à l'institut et à la formation dispensée. Après l'ouverture de ces options, il s'est avéré judicieux de modifier la dénomination de l'institut afin de l'adapter à tous les enseignements y organisés. Ce changement a été accordé, par le Ministère de l'Éducation Nationale, à travers le Secrétariat Général de l'ESU, par sa lettre MINEDUC/SG/ESU/16/01/0640/1997 DU 26/09/1997.
Dès lors, l'institut est dénommé : « Institut Supérieur Technique de Boma », IST/Boma en sigle. Après plusieurs inspections effectuées sur le lieu, qui ont d'ailleurs eu une très bonne appréciation, l'agrément définitif sera finalement accordé par décret présidentiel n° 06/0106 du 12/06/2006.
Cet événement glorieux, appuyé par le besoin criant du milieu en personnel qualifié, bien formé, devant œuvrer dans les firmes existantes d'une part, et par les projets d'investissement dans les secteurs agricole et industriel qui ne cessaient de s'annoncer à travers le pays en général, et à travers la province du Kongo-Central en particulier d'autre part, a permis l'ouverture d'autres options techniques dont les Techniques de laboratoire en 2007, l'industrie du pétrole en 2008, la gestion informatique et financière en 2011.
Compte tenu du grand nombre des jeunes gens désireux d'entreprendre leur instruction en Graduat et qui ont besoin d'un encadrement de qualité, considérant la forte demande des finalistes qui n'ont pas assez de possibilités de monter à Kinshasa entreprendre les études du deuxième cycle, et vu les capacités de l'Institut en infrastructures et en personnel enseignant, le comité de gestion sollicita, en 2012, l'autorisation de l'ouverture des cycles de licence en Sciences infirmières et en Chimie agroalimentaire, afin de permettre à la jeunesse de parachever sa formation universitaire localement.
Cette requête a rencontré l'assentiment de Son Excellence Monsieur le Ministre de l'ESURS de l'époque qui, après une enquête effectuée sur le lieu par une équipe des experts diligentée par ses services en 2012, autorisa, par son arrêté nº 097/MINESURS/CABMIN/BCL/CD/DG/2013 du 14/09/2013, l'ouverture du second cycle à l'I.S.T/BOMA. Ce cycle a fonctionné au départ avec deux options : Sciences infirmières/EASI et Chimie agroalimentaire (en 2012) ; deux autres options sont nées en 2014, à savoir la Santé communautaire et la Biologie médicale (Techniques de laboratoire).